dimanche 4 avril 2010

le théâtre et la vie

http://www.lemonde.fr/economie/article/2010/03/31/sanofi-aventis-chimie-le-site-de-romainville-fermera-d-ici-a-2014_1326754_3234.html

en guise d'épilogue, en attendant la suite

Ca y est. Ça se termine, et ça commence en même temps.

Le visage des comédiens est marqué de fatigue. On parle, on boit, on mange. Tout le monde paraît content.

Il est 23h00 environ samedi 27 mars 2010, nous venons de jouer les deux premières représentations de USINE/ROMAN.

Yohann m’appelle, il est à côté de Salvatore, ils se tiennent par l’épaule : « Regarde ! » il se tourne vers le décor, et lui envoie des baisers du bout des doigts.

Reste mardi, mercredi, puis jeudi matin.

Lundi le rat dans la poubelle a disparu.

Paul vient en fin d’après-midi : il reprend la régie de Salvatore, et doit étudier la question.

L’atelier a repris sa vie, les ouvriers sont là, les machines tournent. Ca sent la peinture et le plastique fondu. Il y a du bruit.

Journée en creux, un peu. Éléonore et Eric ont animé leur dernier atelier avec les élèves d’hôtellerie.

Mardi soir l’ambiance est étrange. Le public est différent, ses réactions aussi. C’est le soir de la « formule » diner-spectacle.

Les dineurs ne sont pas tous prévenus du « genre » du spectacle…ça ricane au début, fait grincer les chaises, puis se calme.

Les lumières de Paul sont belles, transition réussie.

Mercredi le rat est revenu.

La représentation est intense. Les élèves de l’atelier théâtre ont joué juste avant nous. Leur émotion est grande à la fin de la soirée. La nôtre aussi.

Jeudi matin. Nous jouons pour les élèves qui ne viendront pas au théâtre, qui seront en stage. Certains d’entre eux ont été très proches de nous pendants ces 6 mois.

C’est une représentation importante pour nous.

Il fait jour, Paul est en cours : je dois faire les lumières toute seule…

La séance se termine par une conversation bord de scène, entre eux et nous.

Le message est passé. Ils ont compris et ressenti. Des gaillards habillés de blousons noirs nous disent leur émotion. Ils nous disent aussi avoir oublié que les objets étaient fabriqués par eux : tubes, éprouvettes, tablettes en plastiques ont pris vie, par la force de leur imagination.

Un peu plus tard, un jeune homme, élève en hôtellerie, vient nous remercier. Il nous dit qu’il ne savait pas que le théâtre pouvait être ça, pouvait parler des choses de la vie, comme le fait la musique ou le cinéma. Il nous remercie parce que chez lui, la situation ressemble à celle évoquée dans le spectacle, et que ça lui fait du bien d’entendre que d’autres la partage.


Jeudi midi

Démonter, faire le tour, dire au revoir....

Marion, Gwen et moi sommes les derniers à partir. Les plasturgistes nous ont préparé une surprise, un cadeau. Un petit morceau d'eux que nous emporterons.




27-30-31









jeudi 18 mars 2010

J - 9

On y est, on y va, on s'en approche...
C'est un sentiment étrange, fait d'excitation et d'appréhension.
Ce qui domine, c'est finalement la hâte de voir quelle tête il a, ce spectacle que nous sommes en train de faire. Les jours qui restent sont précieux.

mercredi 17 mars 2010

11- 14- 15


Le samedi 27 mars, lors de la journée portes ouvertes du Lycée, c'est théâtre toute la journée :
L'atelier mené par Marion Sancellier et Philippe Carlen jouera à 11h, 14h et 15h.
Les textes ont été écrits par Philippe himself, à partir de textes de théâtre existants ( Falk Richter, Vinaver...) et de travaux d'élèves. Le sujet est, en écho à la résidence, le monde du travail, la vie en entreprise. Ce que j'ai vu en répétition me fait dire que c'est très très pertinent voire percutant...

mardi 16 mars 2010

les merveilles de Danielle

Je ne résiste pas au plaisir de mettre un lien vers le blog de Danielle, qui nous offre un joli voyage dans Langres....

http://lesmerveillesdedanielle.blogspot.com/

dimanche 7 mars 2010

à l'Epicerie et en classe





Le 2 mars dernier, à l'Epicerie, devant un public nombreux, Salvatore, Eléonore, Marion et Anne-Laure ont lu des extraits du roman, ponctués de chansons écrites pour le spectacle par Eléonore, avant de laisser la parole à Annick Lacour, Alain Cagniant et Sylvain Rossignol, qui ont raconté leur histoire, celle du centre de recherche pharmaceutique Roussel-Uclaf à Romainville, et puis l'histoire du livre. Moment fort et émouvant, belle soirée.

Jeudi 4 au matin, Annick et Alain avaient rendez-vous dans la classe de Sophie Rolée, pour une intervention filmée sur la question du droit des salariés, à partir de leur expérience chez Roussel-Uclaf en tant que salariés et syndicalistes. Les élèves avaient élaboré un questionnaire précis. Ce document filmé servira de support de cours pour les prochaines années.